PAR D.DUPONT ALIAS LPF

Dans le cadre du vaste projet immobilier des Haleurs à Ath, des fouilles préventives ont été entamées depuis mai 2015 par la Direction de l’archéologie du Service public de Wallonie en étroite collaboration avec les propriétaires. Les recherches se sont d’abord concentrées sur les secteurs qui seront aménagés en 2016 afin de ne pas entraver le bon déroulement des futurs travaux. « La superficie concernée couvre un peu plus de 3 hectares. Les sondages systématiques destinés à repérer d’éventuels vestiges ont mis en évidence l’existence d’un site daté du Néolithique ancien (soit environ 7000 ans par rapport à aujourd’hui). Les traces d’occupation humaine s’étendent sur environ un hectare. Lorsque les recherches seront terminées, il s’agira du plus grand village de cette période fouillé dans la région. D’autres sites sont en effet connus et ont été explorés partiellement notamment à Irchonwelz, Ormeignies, Aubechies, Ellignies- Sainte-Anne et Blicquy. »Comme l’a souligné l’ Archéologue, Isabelle Deramaix.En effet, tous se situent dans le bassin de la Dendre occidentale. Celui des Haleurs a la particularité d’être installé le long du bras oriental de ce cours d’eau. « Les fouilles en cours ont livré des trous de poteaux et de nombreuses fosses. Les premiers sont les vestiges de la structure des habitations. Les secondes ont d’abord servi à extraire de l’argile pour les murs de ces maisons, puis ont servi de poubelles. Les objets de la vie quotidienne y sont donc retrouvés: fragment de céramique, silex taillés, meules pour moudre le grain, etc. » Explique Isabelle

et de poursuivre « Durant le Néolithique ancien, deux groupes culturels apportent l’agriculture dans nos régions où les terres sont fertiles. Le premier, appelé la civilisation rubanée, arrive chez nous après avoir traversé tes plaines du Danube. Le second appelé Groupe de Blicquy (car découvert pour la première fois à Blicquy sur la commune de Leuze-en-Hainaut) est originaire du bassin parisien. Le secteur en cours de fouilles aux Haleurs livre pour l’instant des vestiges de ce dernier groupe. Toutefois, lors des sondages, des fosses de l’autre population ont été mises au jour. L’étude complète du site permettra de mieux comprendre les relations entretenues par ces deux cultures néolithiques partiellement contemporaines. » La communauté scientifique tant belge que française qui travaille dans ce domaine est donc très attentive aux résultats de ces découvertes. L’autre apport des fouilles en cours est d’ordre plus historique pour la cité athoise. « En effet, le lieu des découvertes se trouve à peine à 500 m du bourg primitif de la ville. Outre cette occupation préhistorique importante, des fosses d’époque romaine ainsi que médiévale ont été repérées. De même le chemin primitif menant d’Ath à Chièvres a été identifié. Ces indices laissent supposer une relative continuité d’occupation depuis la période néolithique. En conséquence, les populations mises en évidence par les fouilles actuelles sont probablement les premiers habitants d’Ath. » Conclut l’Archéologue de la SPW.

Cette hypothèse sera vérifiée durant l’année 2016, lorsque les autres terrains du projet immobilier, situés encore plus près du Vieux Ath, seront investigués. Le propriétaire des lieux a souhaité faire don d’objets découverts à la ville d’Ath afin que le fruit des recherches puisse être exposé dans les musées de la cité.

Version électronique :

Blog Sudinfo-Ath : Ath – Le fruit des recherches sera être exposé dans les musées Athois (01/10/2015)

D’importantes découvertes archéologiques ont été réalisées à Ath dans le cadre de fouilles préventives menées par la Direction de l’archéologie du Service Public de Wallonie.

Ath, découvertes archéologiques, faubourg de Mons, site des Haleurs (projet immobilier, fouilles préventives). Non loin du canal Ath-Blaton. Traces de l'époque néolithique (5000 ans avant Jésus-Christ). Fouilles sous la direction d'Isabelle Deramaix.

Des fouilles sont menées en intelligence avec le propriétaire des terrains, lequel doit concrétiser un important projet immobilier. Il s’agit du site dit des Haleurs, au sud de la ville d’Ath, entre la chaussée de Mons et le canal Ath-Blaton.

Des sondages, menés dès le mois de mai, ont d’abord permis de repérer d’éventuels vestiges; c’est ainsi qu’un site daté du néolithique ancien (5000 ans avant Jésus-Christ) a été mis au jour.

«Les traces d’occupation humaine s’étendent sur environ 1ha» explique Isabelle Deramaix, archéologue. «Lorsque les recherches seront terminées, il s’agira du plus grand village de cette période fouillé dans la région.»

Précieuses «poubelles»

C’est en outre le premier site situé du côté du bras oriental de la Dendre (qui coule à quelques centaines de mètres), alors que les autres étaient situés à proximité de la Dendre occidentale.

«Les fouilles en cours ont livré des trous de poteaux et de nombreuses fosses. Les premiers sont les vestiges de la structure des habitations. Les secondes ont d’abord servi à extraire l’argile pour les murs de maisons, puis elles ont servi de poubelles.» Précieuses «poubelles» sept mille ans plus tard car on y découvre des objets de la vie quotidienne comme des fragments de céramique, des silex taillés, des meules, etc.

Le lieu des découvertes est situé à moins de 500 mètres du bourg primitif de la ville d’Ath (le» Vieux Ath»). «Outre cette occupation préhistorique importante, des fosses d’époque romaine ainsi que médiévale ont été repérées. De même, le chemin primitif reliant Ath à Chièvres a été identifié. Ces indices laissent supposer une relative continuité d’occupation depuis la période néolithique.»

On peut donc penser que les archéologues ont aujourd’hui retrouvé les traces des premiers habitants d’Ath.

Version électronique :

L’Avenir.net : ATH – les traces des premiers habitants, il y a 7000 ans… (29/09/2015)

La ferme Wynant conservera sa façade. En cas de démolition, le SPW exigeait un recul important.-ÉdA – 21828815900

Le conseil a approuvé le projet relatif aux espaces publics pour la première phase d’urbanisation de la zone des Haleurs.

On sait que la demande de permis pour la première phase du projet d’urbanisation de la zone des Haleurs, au faubourg de Mons à Ath, a été lancée. Lundi soir, le conseil communal a approuvé le volet relatif aux espaces publics, avec l’aménagement d’une voirie publique, d’un parc et la construction d’une cabine électrique. Ce qui a suscité des réflexions plus globales, de la part singulièrement de Ronny Balcaen (Écolo).

«Nous nous étions exprimés de manière favorable par rapport au principe du projet, mais avec une concertation large des riverains» explique-t-il, en faisant référence à l’approbation du RUE (rapport urbanistique et environnemental), le 30 novembre 2013.

«Mais cette concertation avec les riverains n’a visiblement pas eu lieu» dit-il en renvoyant aux nombreuses doléances et remarques exprimées lors de l’enquête publique.

Il note ne pas être forcément en phase avec toutes les «réclamations» mais sa préoccupation est davantage axée sur le principe de la concertation. «Le dialogue ne peut pas faire de tort à l’aboutissement de ce projet.»

Deux discours

«Oui et non, votre demande m’étonne» répond le bourgmestre Marc Duvivier (PS). Il explique que des modifications ont été amenées dans le projet, notamment au niveau de la ferme Wynant dont le type d’architecture sera conservé. «Mais je n’en ai même aucun mérite: c’est le SPW qui a exigé un recul de 18 m à partir de la chaussée de Mons dès l’instant où la ferme était démolie. Donc, le promoteur n’a pas eu vraiment d’autre choix que de conserver la façade…»

Marc Duvivier insiste sur d’autres évolutions, comme pour les maisons entre les immeubles et la chaussée. «Donc, nous avons bien réagi; et nous irons plus loin lors des phases ultérieures. Mais il faut aussi dire que des gens écrivent depuis Chièvres ou Bierghes.»

Le bourgmestre explique que des moments de concertation ont déjà été organisés lors des phases ultérieures. «Ici, il s’agit des permis d’urbanisme…»

Ronny Balcaen saisit la balle au bond. «Pourtant, lors de l’approbation du Rapport urbanistique et environnemental, il avait été dit qu’il s’agissait simplement du cadre et que les riverains pourraient s’exprimer plus concrètement lors des enquêtes pour les permis; il s’agit de deux visions différentes…»

Le 30 novembre 2013 en effet, Jean-Pierre Denis, 1er échevin à l’époque, avec l’Urbanisme et l’Aménagement du territoire dans ses attributions, avait expliqué ceci. «Quant à la densité, la hauteur des bâtiments et d’autres aspects, ce sont autant de paramètres qui reviendront en débat lors des procédures d’attribution des permis de bâtir.»

Mobilité

«Il reste aussi des questionnements très importants, notamment sur le plan de la mobilité» ajoute Ronny Balcaen.

Pour le bourgmestre, les problèmes de mobilité au faubourg de Mons sont inévitables. «Il n’y a qu’une seule colonne vertébrale; oui, il y aura toujours des problèmes de mobilité. Mais il y en a partout…» Et il renvoie vers des villes comme Mons ou Tournai, pour les relativiser.

À son sens, les feux «intelligents» qui seront bientôt opérationnels le long de la chaussée de Mons vont améliorer la situation.

Version électronique :

L’Avenir.net : ATH – Conseil communal : Haleurs : mobilité et concertation (04/07/2015)

La ferme Wynant va être rasée. Triste fin d’un site pourtant cher aux Athois, ce qui vaut ce courrier pour le moins acerbe d’un lecteur.

L’ami d’Ath

Regardez bien ces photos et, le cas échéant, conservez-les précieusement, car dans peu de temps...

Regardez bien ces photos et, le cas échéant, conservez-les précieusement, car dans peu de temps…

La presse nous y a préparés, pas à pas.

2011

« Quant à la zone des Haleurs, elle a été remise à l’étude à l’initiative des investisseurs ». La commune insiste sur la nécessité de maintenir la ferme Wynant et ses dépendances en vue d’y organiser des services à la population.

2014

La ferme Wynant sera détruite puis remplacée par un bâtiment du même type (style ferme carrée avec toit en pente)

2015

Les auteurs de projet ont pris soin de conserver l’esprit de la ferme en basant l’implantation des maisons sur la forme de la ferme en carré, gardant l’esprit d’une cour centrale.

On est ainsi passé du maintien d’une ferme, à un bâtiment en style de ferme et enfin à une maison carrée avec cour, bref un cube, voir un parallélépipède rectangle avec un trou quelque part.
Mais plus de ferme, en tout cas.
Aujourd’hui, ça y est, on va raser.
Pas gratuit, hélas…

C’est sidérant au moment où les concepteurs du pavillon belge de l’exposition universelle de Milan invitent les visiteurs à pénétrer dans l’espace belge en passant par une ferme. Les résidents du site des Hâleurs auraient pu, eux aussi, profiter d’une fabuleuse joyeuse entrée par ce porche grandiose de la Ferme Wynant, mais circulez, bientôt il n’y aura plus rien à voir !

Ceci dit, ce n’est pas trop grave, puisqu’un bâtiment carré avec cour va naître à sa place et ce serait, d’après les promoteurs, l’équivalent d’une ferme. Tiens, comme ma maison ! Et me voilà fermier. Dès lors aussi, une école est une ferme, une prison est une ferme, et en sillonnant le grand Ath, j’ai constaté que la plupart des maisons sont carrées et disposent d’une cour. Bref, la majorité des Athois habitent une ferme et la ville mérite bien cette appellation de commune rurale au sein du Pays des Collines, dont elle est si fière. Quant aux vaches, cochons, couvées, Pairi Daisa est à quelques kilomètres à vol d’oiseau pour expliquer à nos enfants ce que c’est que la campagne. La ferme y est située tout de suite après l’entrée. Bonne visite !

En attendant un pèlerinage s’impose pour profiter une dernière fois du magnolia en façade et très bientôt des glycines centenaires dans la cour intérieure et des rosiers, des voûtes, des arcades, des clochetons, des belles charpentes. Peut-être va-t-on les retrouver dans la cour intérieure des quatre murs programmés à la place. Mais il sera difficile d’y recaser les quelques familles d’hirondelles qui y nichent encore. Probablement les dernières dans le centre d’Ath. Les voilà SDF. Peut-être pourra-t-on les reloger à Pairi Daisa aussi? Natagora, en tout cas, ne semble pas s’en émouvoir.

Quant à nos historiens locaux, parfois à la limite de l’apoplexie pour la disparition d’un bouton de braguette d’un hallebardier de la ducasse, ils n’ont pas pipé mot quant à la disparition de ce patrimoine exceptionnel qu’est la Ferme Wynant ! Sic transit gloria mundi.

Version originale :

Enterré sans fleurs ni couronnes

Enterré sans fleurs ni couronnes

La première phase concerne l’urbanisation de cette zone, entre le canal et la chaussée de Mons.-ÉdA – 21586565334

La première phase concerne l’urbanisation de cette zone, entre le canal et la chaussée de Mons.-ÉdA – 21586565334

La première phase du projet immobilier des Haleurs, à Ath, est mise en œuvre à travers quatre demandes de permis pour 58 logements.

La société DCB (Development Coordination Belgium) ne perd pas de temps: elle a introduit quatre demandes de permis d’urbanisme dans le cadre de la première phase de concrétisation du projet d’urbanisation de la zone des Haleurs (9ha), entre la chaussée de Mons et le canal à Ath-Blaton. L’enquête publique est ouverte jusqu’à la fin du mois d’avril.

Une demande est relative aux voiries et aux espaces publics. Les trois autres demandent visent la construction de logements: un immeuble à appartements et deux ensembles de maisons unifamiliales mitoyennes.

«L’implantation générale du projet privilégie un habitat individuel en tissu semi-continu. Ceci permet, avec la construction d’un immeuble collectif, d’atteindre une densité moyenne conforme au RUE tout en aménageant de vastes espaces publics» peut-on lire dans la note qui accompagne la demande de permis.

«Les deux accès au site, qui s’étire le long de la chaussée de Mons, sont laissés libres de toute construction afin d’ouvrir les perspectives les plus larges possibles vers l’intérieur et éviter l’impression d’enclavement qui pourrait être un point faible du quartier.»

«Les auteurs de projet ont pris soin du fait que chaque habitation ou chaque unité de logement bénéficie de vues et d’un usage de surfaces vertes de qualité, dont l’entretien est soit laissé aux particuliers, soit aux collectivités.»

Maisons et appartements

Un bloc de huit maisons est donc projeté dans la partie sud-est du site, non loin du chemin de Scamps; il s’agit de deux maisons «trois façades» (aux extrémités de la rangée) et de six maisons («deux façades»). Un emplacement de parking sous un «car port» est prévu devant chaque habitation (pour une voiture et deux vélos). «Le cas échéant, les véhicules excédentaires pourront stationner sur les places de parking (17) qui se trouvent en face des maisons.»

Une autre demande porte sur la démolition de la «ferme Wynant» et la reconstruction de 14 logements sur ce site. «La conservation des bâtiments de la ferme Wynant s’est révélée impossible tant pour la vétusté que présentaient les bâtiments que pour l’impossibilité de les réaménager en logements familiaux. […] Les auteurs de projet ont pris soin de conserver l’esprit de la ferme en basant l’implantation des maisons sur la forme de la ferme en carré, gardant l’esprit d’une cour centrale tout en permettant le développement d’espaces plus privatifs et propres à chaque habitation. L’ensemble est desservi par la rue de Scamps.»

Dix-sept emplacements de parking sont prévus du côté de l’entrée, à la rue de Scamps, et seize emplacements pour des vélos sont projetés à la chaussée de Mons (entrée piétonne).

Enfin, une troisième demande a trait à un immeuble à appartements (36), ce qui portera à 58 le nombre de logements pour cette première phase.

Cet immeuble à appartements (quatre niveaux) se situera du côté nord-est du site des Haleurs, perpendiculairement à la chaussée de Mons et au canal. Il comportera un parking souterrain de 35 emplacements et 56 emplacements pour des vélos, de même que 28 caves et 3 locaux techniques. Ce sont des appartements d’une à trois chambres.

D’autres bâtiments de gabarit similaire sont projetés dans les phases ultérieures d’urbanisation. «L’impact de cet immeuble sera plus important au cours de la période pendant laquelle le reste de la ZACC n’aura pas été urbanisé.»

Version électronique :

L’Avenir.net : Première phase aux Haleurs à Ath: 58 logements (15/04/2015)

A Ath, le projet immobilier implanté à la zone des Haleurs a déjà fait beaucoup parlé de lui. Depuis quatre ans, les riverains font entendre leur mécontentement face à ce projet qui a déjà été revu et corrigé à plusieurs reprises. Mais aujourd’hui, la phase 1 semble sur les rails suite à l’introduction de quatre demandes de permis pour 58 logements. Une enquête publique est ouverte jusqu’à fin avril.

Notele15042015

Version électronique :

Notélé : La phase 1 du projet d’urbanisation des Haleurs est en marche (15/04/2015)

Une «boucle» va irriguer le quartier depuis la chaussée de Mons, avec un accès à sens unique d’un côté et à double sens à la rue des Haleurs.-Com.

Une «boucle» va irriguer le quartier depuis la chaussée de Mons, avec un accès à sens unique d’un côté et à double sens à la rue des Haleurs.-Com.

Le promoteur va commencer par créer une boucle de circulation, ainsi qu’un parc public avec un bassin de rétention d’eau.

Parmi les quatre demandes de permis, figure celle liée à la partie «publique» de la première phase. Il s’agit d’abord de créer une voirie qui effectue une boucle dans le nouveau quartier depuis la chaussée de Mons. Cette route sera placée à sens unique d’un côté (à proximité de l’actuelle ferme Wynant qui sera démolie) et à double sens de l’autre côté (actuel chemin des Haleurs). «L’entrée du site est mise en valeur par une allée d’arbres qui bordent le début de la boucle principale et soulignent la vue panoramique» indique la note. «Les deux entrées sont les abouts d’une boucle de circulation principale à sens unique.» Cette boucle sera complétée par des axes secondaires. «Le site sera traversé par des cheminements piétons ou vélos organisés de manière à distribuer les espaces intérieurs, et également à privilégier les jonctions avec le RAVeL.»

Au départ, il était prévu de placer des feux tricolores à l’un des carrefours avec la chaussée de Mons; cette option a été abandonnée dans la mesure où les accès ont été décalés. L’un est en outre placé à sens unique (entrée uniquement, face à la rue Cour du Baron), tandis que l’autre (chemin des Haleurs) ne débouche pas en face d’une autre voirie.

Parc avec bassin d’eau

La demande de permis vise ensuite à créer un parc public avec un bassin de rétention d’eau. Les auteurs de projet insistent sur l’attention qu’ils ont portée à l’eau, globalement. Cette thématique était souvent revenue dans les points d’inquiétude formulés par les riverains.

Le projet prévoit la récupération d’une quantité maximale d’eau de pluie, avec non seulement un bassin collectif mais aussi des citernes (5000 l) dans les logements individuels. De petits fossés sont également projetés.

Des apaisements sont aussi apportés en ce qui concerne la nappe phréatique. «Les fluctuations de niveau sont monitorées en permanence par plusieurs piézomètres qui donnent une indication en temps réel quant au niveau absolu de la nappe.»

Les auteurs de projet conjuguent ce volet aquatique à celui de la végétation. «On distingue clairement trois zones dans le projet global d’aménagement proposé: le jardin privé, les zones de rencontre et de repos (potagers, verger et parc) et la zone ludique. Le parc sera accessible par tous les habitants du voisinage. […] L’espace potager et verger est un espace commun qui se trouve sur la partie sud-est du site. Cette zone est destinée à la culture privative sous forme d’un vaste espace collectif pouvant être subdivisé en plusieurs parcelles, et à la culture d’arbres fruitiers.»

Version électronique :

L’Avenir.net : Deux accès depuis la chaussée de Mons (15/04/2015)

Vous trouverez en annexe l’avis d’enquête publique ainsi que quelques photos du projet.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.

Vos remarques sont à envoyer par écrit, jusqu’au 29 avril 2015 en indiquant votre nom et la dénomination du projet (Site des Hâleurs – Ath) à :

A l’attention du Collège Communal d’Ath
Rue de Pintamont, 54
7800 Ath

+ copie à

UNIREST – DCB
Marialei, 11 Bus 3
2018 Anvers

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Perspectives :

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V2

V5

Le bourgmestre, Marc Duvivier, rejette les critiques: «Oui, la Ville investit dans les logements publics».
EdA

Le bourgmestre n’est pas du tout d’accord avec le Collectif Logement Ath Citoyen. Le CLAC estime qu’il n’y a pas assez de logements à des prix abordables.

Le bourgmestre d’Ath, Marc Duvivier, ne partage pas du tout l’analyse du Collectif Logement Ath Citoyen (CLAC). Celui-ci estime que l’on ne prend pas suffisamment en compte les besoins réels de la population dans la politique du logement telle qu’elle est menée à Ath (notre édition du 28 octobre). «Seuls des logements de standing sont envisagés dans les projets développés actuellement sur la ville» déplore-t-on au CLAC, en mettant notamment en évidence qu’aucun logement public n’est programmé dans l’avant-projet de la première phase d’urbanisation des Haleurs telle qu’elle a été présentée récemment. Et cela alors que le conseil communal avait justement conditionné son accord au Rapport Urbanistique et Environnemental (RUE), en novembre 2013, à l’intégration de logements publics à raison de 5%.

«8% de logements publics»

Marc Duvivier n’aime pas trop recevoir des claques et il balaie vigoureusement les critiques du CLAC. «La politique athoise du logement qui a été menée avec fruit depuis plus de 25 ans sur notre territoire est exemplaire et elle a d’ailleurs été vantée un peu partout» souligne le bourgmestre. «Aujourd’hui, Ath accueille et organise plus de 8% de logements publics, ce qui est supérieur à la moyenne régionale. Et il faut aller voir dans d’autres communes voisines à combien s’élève ce taux au lieu de s’attarder seulement sur le cas d’Ath!»

«Le pourcentage de notre dette communale en matière de logement et de rénovation dépasse les 17% de la masse totale de la dette. C’est une preuve des actions menées, avec des opérations variées: construction, rénovation, mise à niveau de logements publics qui ont souvent été donnés en gestion à l’Habitat du Pays vert.»

Le bourgmestre dit que ce sont 234 demandes de logement social, et non plus de 500, qui sont recensées à Ath.

«Au cours des dernières années, la Ville a investi pour plus de 4,5 millions d’euros dans diverses opérations» poursuit le bourgmestre. «Et aucune autre commune n’a fait cela… Ath est bien attentive aux conditions des personnes en difficulté et la Ville investit pour elles…»

«La politique du logement n’est pas uniquement du ressort des communes, mais également des sociétés de logement et de la Région, laquelle mène une certaine politique en la matière» note Marc Duvivier en renvoyant notamment à la politique menée durant la dernière législature par le ministre Nollet. «Dans le cadre du plan triennal du logement 2014-2016, nous avions présenté un projet pour 19 logements. Nous avons finalement pu en obtenir 8, seulement, mais au prix d’un recours et en faisant preuve d’abnégation.»

Le bourgmestre indique que la Ville a d’autres projets encore dans ses cartons, au faubourg de Mons notamment.

«Nous luttons aussi contre l’insalubrité des logements» insiste Marc Duvivier.

«Y a-t-il des logements vides, ici ou ailleurs? Oui, il y en a. Mais c’est notamment dû à l’inertie du ministre compétent durant la dernière législature. Il existe des logements sociaux inoccupés, mais les conditions édictées à l’époque par le Gouvernement wallon sont telles qu’on ne trouve pas de locataires! Et le CLAC est-il intervenu pour dénoncer cette situation?»

Quant au projet des Haleurs, le bourgmestre explique que la Ville sera attentive aux promesses formulées. «Il est possible que le promoteur vende des logements à la Région à un moment donné, afin que celle-ci puisse les gérer à sa façon.»

«Il faut donc raison garder» conclut le bourgmestre. «On peut toujours faire mieux, mais nous estimons avoir effectué, et continuer à le faire, notre part du travail en matière de logement accessible au plus grand nombre…»

Version électronique :

L’Avenir.net : Ath: Si, il y a des logements pour tous (10/11/2014)

«Le CLAC regrette que, seuls des logements de standing soient envisagés»,dit Annick Depratere.
«Le CLAC regrette que, seuls des logements de standing soient envisagés»,dit Annick Depratere.

Le CLAC donne une petite claque à la politique du logement à Ath, à travers la première phase du projet immobilier des Haleurs.

La présentation de l’avant-projet d’aménagement de la zone des Haleurs, au faubourg de Mons à Ath, suscite une réaction du Collectif Logement Ath Citoyen (CLAC). Une réaction par rapport à cet avant-projet, mais aussi une réaction à l’égard de la politique immobilière telle qu’elle est menée actuellement à Ath. Le CLAC estime que l’on ne prend pas en compte les besoins réels de la population.

«Des logements de standing, oui. Mais encore?»

«Le CLAC regrette que, dans un contexte de crise aiguë du logement pour tous, seuls des logements de standing soient envisagés dans l’ensemble des récents projets développés actuellement sur la ville», indique Annick Depratere, pour le CLAC. «Le collectif souhaite attirer l’attention des autorités communales sur les moins nantis, de plus en plus nombreux, et de plus en plus en difficulté dans leur recherche d’un logement décent à prix abordable sur l’entité.»

«Quand on voit des logements, ce sont d’abord des logements de standing. Et les préoccupations sont d’abord celles liées aux aspects architecturaux, techniques ou urbanistiques, par exemple», souligne Annick Depratere.

La forme l’emporte finalement sur le fond. «Au quotidien, nous sommes pourtant confrontés à une autre réalité , poursuit-elle. Or, nous avons malheureusement le sentiment qu’il n’y a pas vraiment de volonté de trouver des solutions. Chaque semaine, nous rencontrons des personnes à la recherche d’un logement, mais dont le profil ne correspond pas aux projets développés à Ath. Et ne parlons même pas des personnes plus précarisées: c’est une catastrophe. Nous sommes de plus en plus interpellés par des personnes âgées ou des mamans seules momentanément sans emploi, pour lesquelles ces logements de standing sont inaccessibles. Il y a aussi une pénurie de grands logements pour les familles avec plusieurs enfants. Face à ce manque structurel de logements publics, nous croyons qu’il y a des choses à faire. La proportion de logements publics n’atteint pas les 8% à Ath. Et il y a plus de cinq cents ménages en attente d’un logement social pour la seule entité d’Ath! Ce sont ceux qui sont inscrits auprès de la société de logement social; or, il y en a beaucoup, peut-être autant, qui ne sont pas inscrits parce qu’ils estiment que cela ne sert à rien.»

Version électronique :

L’Avenir.net : Le logement social, oublié des projets athois (28/10/2014)